Septembre 2025
Charles De Smet est chercheur à l’Institut de Duve depuis sa sortie de l’université. À l’époque, il rejoint l’équipe du Professeur Thierry Boon. L’univers de l’épigénétique, il le découvre avec lui, un peu par hasard et beaucoup par passion.
Je suis biologiste de formation. Pour mon mémoire, j’ai atterri ici, dans le labo de Thierry Boon. À l’époque, il cherchait à identifier des antigènes tumoraux. On a découvert qu’un gène normalement éteint s’activait soudain dans les tumeurs. Mon rôle a été de comprendre cette activation. La cause : la perte d’un mécanisme épigénétique qu’on appelle la méthylation de l’ADN. Ce marquage chimique agit comme un verrou pour garder certains gènes silencieux. Sa disparition rallumait ce gène.

« Je me suis alors passionné pour l’épigénétique, avec l’envie d’identifier d’autres gènes touchés par ce même processus et de percer l’origine de cette perte de méthylation de l’ADN dans la cellule cancéreuse. »
En 2009, il rajoute une corde à son arc et enseigne à l’UCLouvain. Cette autre partie de son métier lui est chère.
J’aime beaucoup enseigner, à la fois pour transmettre un savoir et, je l’espère, une passion aux étudiants. Mais aussi parce que cela nourrit ma propre recherche. Par exemple, préparer mes cours d’embryologie m’a aidé à mieux interpréter ce que j’observais dans mes travaux sur les embryons.
Son amour pour la biologie a un petit gout de madeleine de Proust.
J’avais trouvé deux livres des éditions Time Life dans la bibliothèque de mon père : l’un sur la cellule et l’autre sur le corps humain. Je les ai dévorés. Et puis ces livres expliquaient très bien l’aventure scientifique qui se cache derrière chaque savoir. Cet univers m’a fasciné. L’idée de devenir chercheur est née, tout simplement.
Aujourd’hui, le laboratoire de Charles De Smet porte son nom, mais, à ses yeux, cela n’a rien d’une consécration. En interne, on l’appelle surtout le GEPI, pour Génétique et Épigénétique. On y étudie l’impact de l’épigénétique sur le cancer.
On pourrait presque décrire cette science comme l’art de gérer nos gènes.
Nous possédons tous environ 20.000 gènes, inscrits dans nos 46 chromosomes. Chaque cellule de notre corps, qu’il s’agisse d’une cellule de peau ou de foie contient exactement le même patrimoine génétique. Pourtant, ces cellules n’ont rien à voir les unes avec les autres : elles n’utilisent pas tous les gènes disponibles, mais activent seulement le programme qui leur correspond.
C’est donc ça, l’épigénétique : un système de régulation qui décide quels gènes sont activés, désactivés ou modulés selon le type de cellule, son environnement ou même nos habitudes de vie. Si les gènes sont la « bibliothèque » de nos cellules, l’épigénétique est en quelque sorte le bibliothécaire qui choisit quels livres ouvrir et quand les lire.
« L’épigénétique permet sur le long terme de maintenir des programmes d’expression génique particuliers à chaque type cellulaire. C’est très important pour le développement, ça permet à une cellule de peau de rester une cellule de peau et de ne pas se transformer en autre chose. »

Dans le cas d’un cancer, les marques épigénétiques sont altérées. La cellule cancéreuse se met à utiliser des gènes qu’elle ne devrait pas : certains gènes s’allument alors qu’ils devraient rester éteints, d’autres s‘éteignent alors qu’ils sont essentiels. Résultat : la cellule cancéreuse se met à proliférer.
« On peut dire que toutes les tumeurs ont au moins une part d’altération épigénétique qui contribue à leur développement. »
Aujourd’hui, les altérations épigénétiques dans les cancers sont exploitées comme des marqueurs qui permettent de détecter très tôt une cellule devenue cancéreuse.
L’épigénétique permet également de déterminer à quel type de traitement la tumeur sera sensible.
Finalement, quand on lui demande ce que signifie pour lui être chercheur, il se plaît à citer un de ses étudiants.
Un doctorant brillant présentait sa thèse il y a quelques mois et il a eu cette question à sa défense. Sa réponse tenait en un mot : l’émerveillement. C’est ce plaisir d’être devant quelque chose que personne ne comprend, d’émettre une hypothèse, de la tester, d’analyser les résultats et…de toujours recommencer.
Vous êtes manager, employé ou chef d’entreprise et souhaitez donner du sens à votre action, à vos équipes et contribuer à un impact durable ?
À l’Institut de Duve, plus de 300 chercheurs se battent chaque jour pour comprendre et vaincre une centaine de maladies. Leur terrain de jeu ? La recherche fondamentale. Leur objectif ? Trouver les solutions de demain.
Mais une vérité demeure : sans soutien, même les meilleures idées ne peuvent avancer.
Et c’est là que vous et votre entreprise pouvez faire la différence.
Derrière chaque traitement d’aujourd’hui se cache une découverte d’hier.
Soutenez la recherche, associez votre entreprise à l’Excellence et à l’Innovation.
Donnez du sens à vos objectifs ESG et fédérez vos collaborateurs autour d’une cause qui touche tout le monde.
Parce que oui, derrière les mots « cancer » ou « infection », se cache parfois un collègue, un proche ou un ami.
Les manières d’agir sont multiples, adaptées à vos moyens et vos envies :
- parrainer une équipe de chercheurs,
- donner votre nom à un équipement de pointe,
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- lancer une opération de “matched giving” où chaque don des employés est doublé par l’entreprise.
Vous avez en tête une formule qui vous ressemble ? Nous la construirons ensemble. Mobilisez-vous, mobilisez vos équipes pour faire entrer votre organisation dans l’histoire de la recherche.
Notre porte vous est grande ouverte !
Contactez-nous pour discuter des diverses options de partenariat
sibylle.moreels@deduveinstitute.be
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Exemples de collaboration
Avec 3.000 €
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In memoriam
Pierre De Meyts
Nous avons appris récemment le décès de Pierre De Meyts, qui dirigea un groupe au sein du futur Institut de Duve entre 1976 et 1984.
Après une carrière internationale aux Etats-Unis et au Danemark, il est revenu en Belgique où il continuait d’être actif en recherche au travers de collaborations et en contact avec l’Institut de Duve.
Pierre De Meyts est surtout connu pour ses études sur l’insuline, en particulier sur la façon étonnement complexe par laquelle cette hormone se fixe à son récepteur. Cette complexité est liée au fait que l’insuline a, outre son action sur le métabolisme du glucose, un effet de facteur de croissance sur certains types de cellules. C’est un éminent collègue que nous venons de perdre


Participez à notre Gala Evening
aux couleurs de l’été indien
Le mardi 30 septembre 2025, rejoignez-nous au Dome Eventhall, à Bruxelles pour vivre une soirée d’exception au profit de l’Institut de Duve. Réservez dès à présent vos places (300€) ou votre table (3.000€ + tva pour les entreprises) auprès d’Isabelle de Duve : isabelle.deduve@ deduveinstitute.be. Notre objectif ? Réunir 400 convives et battre un nouveau record de solidarité.
Le Comité Organisateur du Gala : Aurélie Bertrand, Melina Cervesato, Isabelle de Duve, Olivia de Schorlemer, Melissa Kandiyoti, Aurélie Mahieu, Axelle Peers de Nieuwburgh, Juliette Siaens, Florence van Hecke et Julie Waucquez.
Soirée des amis de l’institut et ouverture des laboratoires
Mardi 4 novembre 2025
Vous êtes cordialement invités à la Soirée des Amis de l’Institut de Duve le mardi 4 novembre 2025 de 18h à 21h.
L’évènement démarre avec une présentation des dernières découvertes suivi d’une visite des laboratoires et d’un walking dinner. Les places sont limitées.
Inscriptions : isabelle.deduve@deduveinstitute.be