Juin 2026

À l’heure de mes études, j’ai hésité entre les mathématiques pures et la biologie. Finalement, j’ai opté pour la bio-ingénierie qui combine biologie, physique, chimie et mathématiques. Cette diversité scientifique m’attirait beaucoup.
Aujourd’hui, alors qu’elle n’est qu’au début de sa carrière académique, elle dirige déjà son propre laboratoire à l’Institut de Duve. Une trajectoire impressionnante pour cette scientifique flamande passée par la KULeuven et puis par Lausanne.
Quand elle parle de science, Liselot Dewachter a les yeux qui scintillent. On y décèle un enthousiasme contagieux. À 35 ans, cette jeune chercheuse est portée par cette même curiosité qui l’anime depuis l’enfance.
Je voulais revenir en Belgique et travailler dans un environnement scientifique de très haut niveau. Selon moi, les meilleurs bactériologistes belges se trouvent ici, à l’Institut de Duve.
Dans son laboratoire, sept chercheurs travaillent désormais à ses côtés. Une petite équipe multiculturelle où la Belgique, la Norvège et l’Inde sont représentées
J’ai démarré seule, il y a deux ans et demi. Voir le laboratoire prendre vie est probablement ce qui me rend la plus heureuse aujourd’hui.
Après 4 ans d’exploration du Streptococcus pneumoniae, Liselot Dewachter en est convaincue : les découvertes les plus importantes sont encore à venir.
Nous connaissons très bien certaines bactéries comme Escherichia coli. Mais Streptococcus pneumoniae fonctionne différemment. Sa forme est différente, sa manière de se diviser aussi. Il reste énormément de choses à comprendre.
Mieux comprendre pour mieux guérir : voilà le moteur de sa recherche. Son équipe étudie
les mécanismes fondamentaux qui permettent à la bactérie de croître, de répliquer son ADN ou de survivre dans l’organisme humain. Une recherche fondamentale, patiente, parfois frustrante aussi.

La science comporte beaucoup de hauts et de bas. La majorité des expériences ne fonctionnent pas comme prévu. Mais les moments où l’on découvre quelque chose compensent tout le reste.
Parmi ces découvertes, l’une a particulièrement marqué son parcours récent: l’utilisation du clomifène, un médicament déjà approuvé chez l’humain, pour rendre à nouveau sensibles aux antibiotiques certaines bactéries devenues résistantes.
Les résultats obtenus en laboratoire sont prometteurs. Derrière cette recherche se cache un enjeu colossal : la résistance aux antibiotiques. Une menace mondiale qu’elle qualifie de «pandémie silencieuse».

Elle tue déjà énormément de personnes mais reçoit beaucoup moins d’attention que d’autres crises sanitaires. Pourtant, il faudra absolument trouver des solutions.
Si la science occupe une immense place dans sa vie, Liselot Dewachter refuse toutefois de s’y perdre entièrement. Très organisée, passionnée et exigeante avec elle-même, elle veille aussi à préserver un équilibre. Et cet ancrage passe notamment par la danse contemporaine qu’elle pratique depuis des années.
Liselot Dewachter suit la même philosophie que celle qu’elle transmet aux jeunes scientifiques : oser essayer, accepter les doutes et donner le meilleur de soi sans s’imposer une pression excessive. Car en recherche, les plus beaux chemins sont rarement ceux tracés d’avance.
Découvrez l'interview de Liselot Dewachter :

Depuis plus de 30 ans, la Loterie Nationale et ses joueurs soutiennent fidèlement l’Institut de Duve et sa mission: faire progresser la recherche fondamentale pour mieux comprendre les maladies et préparer les traitements de demain. Grâce à ce soutien précieux, 3 chercheurs ont pu l’année dernière explorer des pistes innovantes dans des domaines aussi essentiels que le cancer, les maladies rares, les infections ou le vieillissement cellulaire.



Henry Voedts, laboratoire de Jean-François Collet
"Grâce au soutien de la Loterie Nationale, je peux mener mes recherches au sein de l’équipe du Professeur Collet. Mes travaux portent sur la synthèse de l’enveloppe bactérienne chez des bactéries pathogènes et du microbiote intestinal. Nous espérons qu’à terme, ces recherches contribueront au développement de nouvelles approches thérapeutiques."

Nicole Bettin, laboratoire d'Anabelle Decottignies
"Nous étudions les télomères, les extrémités de nos chromosomes. Dans certaines maladies génétiques rares, leur dysfonctionnement provoque un vieillissement prématuré parfois très sévère. Mes recherches se concentrent sur une nouvelle mutation génétique afin de comprendre son impact sur la santé cellulaire des patients."

Baptiste Abbar, laboratoire de Pierre van der Bruggen
« Mes recherches portent sur les neutrophiles, des globules blancs impliqués dans la défense contre les infections mais aussi présents dans certaines tumeurs pulmonaires, où ils sont associés à un mauvais pronostic. Notre laboratoire cherche à comprendre comment ils empêchent le système immunitaire d’attaquer efficacement les cellules cancéreuses afin de développer de nouvelles stratégies d’immunothérapie. »

Sans espace pour travailler, la science ne peut pas avancer.
C'est pourquoi l'Institut de Duve franchit une étape décisive : la construction d'un Centre d'Excellence de 8.500 m², conçu pour accueillir plus de 300 chercheurs dans un environnement de classe mondiale. Un bâtiment flambant neuf, un second entièrement rénové et des laboratoires pensés pour faire émerger les découvertes qui changeront des vies.
Vous pouvez offrir une brique symboliquement ou devenir Pilier de l’Institut.




Le 30 mai dernier, petits et grands ont enfourché leur vélo à Chaumont-Gistoux pour Les Vélos de Sébastien. Une journée de balades, de concerts et d'animations familiales au profit de la recherche contre les leucémies rares chez l'enfant. Dès 11h, le village bourdonnait d'animation : foodtrucks, châteaux gonflables, grande scène... L'après-midi, deux balades ont lancé le peloton sur les routes du Brabant wallon. Quatre concerts ont ensuite mis tout le monde en selle jusqu'en soirée. Une belle journée de roues qui tournent et de cœurs qui pédalent. Merci à tous les participants, les donateurs et les sponsors !

Le gagnant dans notre équipe est Arsène Belpaire (1h12’11’)’ et la femme la plus rapide est Catherine Debekker (1h34’38’’). La doyenne de l’équipe, à quelques mois de ses 80 printemps, a terminé le parcours en 3h35’52’’. Bravo à tous.
Mais c'est au tableau des dons que le sprint final a été le plus spectaculaire: 34.700 € récoltés. Chercheurs, coureurs, marcheurs, supporters… chacun a mis un pied devant l'autre pour faire avancer la recherche.
MERCI aussi à nos sponsors Gimber Tao Drinks Dolfin Brugse Zot et à tous les généreux donateurs.


Dimanche 23 août - Compétition de Golf
Connaissez-vous le Golf de La Bruyère à Sart-Dames-Avelines ? Le Fonds Jacques Goor vous y donne rendez-vous le dimanche 23 août 2026 pour une compétition de golf au profit de l'Institut de Duve. Plusieurs façons de participer : tenter le par (membres GLB : 15 €, non-membres : 70 €), rejoindre le clubhouse pour le dîner, sponsoriser un trou, offrir un prix ou simplement soutenir l'initiative depuis le bord du green.
Intéressé·e ? Contactez sans tarder Sibylle Moreels : sibylle.moreels@deduveinstitute.be

« From roots to remedies » Gala Evening
Participez à notre élégante Soirée de Gala et réservez vos tables (10 pers+1 chercheur invité = 3.300 € / 10 pers = 3.000 €) ou vos places (300 €). Cette année, les projecteurs seront tournés vers l’impact de la recherche fondamentale sur les maladies rares.
L’événement aura lieu au Dome Eventhall à Bruxelles.
Le Comité Organisateur du Gala : Aurélie Bertrand, Alexandra Bevernage, Melina Cervesato, Melissa Kandiyoti, Aurélie Mahieu, Olivia de Schorlemer, Juliette Siaens, Julie Waucquez.
Pour toute question : gala@deduveinstitute.be

Lundi 12 octobre - Soirée des Amis - Visite des laboratoires
L’Institut de Duve vous ouvre les portes de ses laboratoires pour une soirée immersive au cœur de la recherche. De 18h à 21h, découvrez, de façon accessible et conviviale, les coulisses des découvertes qui façonnent les traitements de demain. Guidé-e par des chercheurs passionnés, vous visiterez les laboratoires et échangerez avec celles et ceux qui font avancer la science au quotidien. La soirée se clôturera autour d’un walking dinner.
Les places étant limitées, inscrivez-vous sans tarder : marie-sophie.thiery@deduveinstitute.be