Augmenter les réponses à l'immunothérapie contre le cancer

(service de presse UCLouvain)

 

L’UCL coordonne, en collaboration avec l’ULB et l’ULg, une nouvelle collaboration de recherche afin d’identifier les mécanismes d'immunorésistance des cellules cancéreuses. Le but ? Augmenter le nombre de patients cancéreux qui répondent à l'immunothérapie. Neuf groupes de recherche et d'oncologie médicale sont impliqués dans ce projet de recherche ambitieux, pour une durée de 4 ans et 3,7 millions d’€, financés par la Région wallonne et iTeos Therapeutics.

L'immunothérapie contre le cancer est un traitement relativement nouveau pour le cancer qui a montré des résultats remarquables chez les patients sans autres options de traitement. Malheureusement, une grande partie des patients ne répond pas à la thérapie. Les scientifiques pensent que cela est dû à la capacité des tumeurs à résister à la destruction par les cellules immunitaires du patient, via des mécanismes immunosuppresseurs. « Comprendre les mécanismes de résistance et trouver des médicaments pour les inhiber, seuls ou en combinaison avec les immunothérapies actuelles et futures, pourrait conduire à des améliorations majeures dans les réponses cliniques », explique Pierre Coulie, professeur en immunologie à l'Institut de Duve de l’UCL et chef du projet de recherche.

Cette recherche fondamentale, coordonnée par l’UCL et menée en collaboration avec l’ULB et l’ULg, regroupe des experts en immunologie et en oncologie médicale. L’objectif ? Se concentrer sur des cellules immunitaires connues pour être impliquées dans les réponses antitumorales, à savoir les lymphocytes T qui reconnaissent et détruisent les cellules cancéreuses et des cellules immunosuppressives appelées cellules T régulatrices et MDSC. Leur comportement sera étudié dans des environnements tumoraux typiques, tels que l'hypoxie. La recherche abordera également les liens entre l'angiogenèse tumorale et l'immunothérapie. Les échantillons de tumeurs humaines, principalement du cancer du sein et de la tête et du cou, seront utilisés pour guider les chercheurs vers les mécanismes de résistance les plus importants dans les cancers humains. Les échantillons seront disponibles grâce à la participation de l'Institut Jules Bordet et des Cliniques universitaires Saint-Luc (UCL). Cet effort concerté vise à accélérer l'identification et l'évaluation de cibles thérapeutiques pour contrer l'immunorésistance observée dans une proportion importante de tumeurs solides.

Le projet est soutenu par la région wallonne dans le cadre du programme WALInnov. Co-sponsor, iTeos Therapeutics (spin-off de l’UCL et de l'Institut Ludwig pour la Recherche sur le Cancer) développe de nouveaux médicaments immunomodulateurs pour cibler les mécanismes d'immunosuppression.

 

Pour plus d'informations : projet IMMUCAN 

Promoteur du projet : Pierre Coulie

Coordinatrice du projet à l'Institut de Duve : Francisca Voermans